Copie n° 03 — Hugues Hector Zogo
Dernière mise à jour : 6 oct.
Par Hugues Hector Zogo · Challenge de dissertation · Octobre 2026 · 287 mots
« Dans une société machiste pseudo-moderne, l’homme (avec petit h) est une victime de violence économique basée sur le genre qui s’ignore… »
Bien à vous Maître.
Dans une société qui se veut moderne tout en conservant des réflexes profondément machistes, l’homme peut effectivement devenir, sans toujours le reconnaître, victime d’une violence économique fondée sur le genre. Le paradoxe tient à ceci : le système qui lui attribue le pouvoir lui impose simultanément d’en payer le prix.
Premier argument : l’homme reste socialement désigné comme principal pourvoyeur du foyer. Perdre son emploi peut alors signifier perdre, aux yeux de certains, sa valeur d’époux ou de père. Deuxième argument : dans plusieurs couples, ses revenus sont considérés comme une ressource familiale obligatoire, tandis que ceux de la femme peuvent être présentés comme personnels. Un homme qui gagne 150 000 FCFA peut ainsi supporter loyer, scolarité, alimentation, soins et cérémonies familiales jusqu’à l’endettement.
Troisième argument : la pression matrimoniale transforme parfois l’amour en démonstration financière permanente : dot, mariage, logement, véhicule, fêtes et assistance à la belle-famille. Quatrième argument : même lorsqu’il traverse une difficulté, l’homme est sommé de « se débrouiller ». Demander de l’aide financière devient presque une humiliation, tant la masculinité demeure associée à l’autonomie économique. Cinquième argument : certaines séparations révèlent cette asymétrie lorsque l’homme continue d’assumer de lourdes charges tout en étant moralement condamné s’il proteste.
Cependant, les femmes demeurent elles-mêmes fortement exposées aux violences économiques : confiscation des revenus, dépendance financière, spoliation successorale ou interdiction de travailler. Ensuite, toute obligation financière masculine ne constitue pas automatiquement une violence ; certaines résultent d’accords librement consentis et de responsabilités familiales normales. Le machisme ne produit pas uniquement des privilèges masculins : il fabrique aussi des obligations étouffantes. Une société véritablement moderne devrait remplacer les rôles économiques imposés par le genre par la responsabilité partagée, l’équité et la liberté négociée au sein du couple. Hugues Hector ZOGO
Journaliste - Écrivain.
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Copie reproduite dans son intégralité, sans correction de fond ni d’orthographe.
















































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