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Copie n° 05 — Gilchrist Alban Ninko

4 oct.
3 min de lecture

Dernière mise à jour : 6 oct.

Par Gilchrist Alban Ninko · Challenge de dissertation · Octobre 2026 · 612 mots


« Dans une société machiste pseudo-moderne, l’homme (avec petit h) est une victime de violence économique basée sur le genre qui s’ignore… »

Sujet : « Dans une société machiste pseudo-moderne, l’homme (avec petit h) est une victime de violence économique basée sur le genre qui s’ignore… »


Un sujet actuel et qui le sera pour des siècles encore parce que :


La violence économique est généralement appréhendée sous l’angle des rapports de domination exercés sur les femmes : dépendance financière, confiscation des revenus etc. Pourtant, dans une société où subsistent des normes profondément genrées, l’homme peut également être enfermé dans une obligation économique fondée sur son sexe. L’injonction à être celui qui doit pourvoir, payer, protéger et assurer matériellement sa famille peut ainsi produire une forme de pression économique spécifiquement masculine.


Dès lors, l’homme peut-il être considéré comme une victime de violence économique fondée sur le genre, alors même que les privilèges sociaux traditionnellement associés à la masculinité semblent lui être favorables ?


Il convient de montrer que les normes machistes peuvent effectivement exposer l’homme à certaines formes de violence économique genrée (I), sans pour autant occulter les rapports de domination économique qui touchent structurellement les femmes (II).


I. L’homme peut être soumis à une violence économique produite par les normes de genre


La société machiste ne définit pas seulement ce qu’une femme doit être; elle prescrit également à l’homme un rôle économique particulier.


L’homme est souvent socialisé comme principal pourvoyeur de ressources. Dans certaines familles, il est attendu de lui qu’il assume les dépenses du ménage, les besoins de sa partenaire, des enfants et parfois ceux de sa famille élargie. Son incapacité financière peut alors être interprétée comme un échec personnel ou comme une insuffisance.


Cette obligation peut devenir économiquement contraignante : pression pour accepter davantage de travail, endettement, impossibilité de refuser certaines dépenses ou culpabilisation lorsqu’il ne peut matériellement satisfaire les attentes qui lui sont imposées.


La violence ne réside donc pas nécessairement dans un acte individuel de confiscation ou de privation. Elle peut aussi résulter d’une norme sociale intériorisée, tellement banalisée que celui qui la subit ne l’identifie plus comme une contrainte fondée sur son genre.


II. Une réalité à reconnaître sans inverser l’analyse des inégalités économiques


Reconnaître cette pression ne signifie cependant pas que les hommes et les femmes subissent les mêmes formes de violence économique ni avec la même fréquence ou les mêmes conséquences. Dans de nombreuses sociétés, les femmes demeurent davantage exposées à certaines formes de dépendance économique, notamment lorsque l’accès à l’emploi, aux revenus, à la propriété ou aux ressources financières est inégal. La critique du modèle du mâle pourvoyeur ne doit donc pas conduire à nier les mécanismes historiques et sociaux qui ont produit ces inégalités.


L’enjeu est plutôt de comprendre que les normes de genre peuvent enfermer les deux sexes dans des rôles différents. À l’homme, elles peuvent imposer la réussite économique et la responsabilité financière ; à la femme, elles peuvent imposer la dépendance ou la prise en charge prioritaire du travail domestique et familial.


La véritable modernité consisterait alors non pas à déterminer quel sexe est le plus victime mais à permettre à chacun de sortir des obligations économiques imposées uniquement en raison de son sexe.


En définitive, l’homme peut donc être victime d’une forme de violence économique fondée sur le genre lorsqu’une société lui impose, en raison de sa masculinité, une responsabilité financière qu’il ne peut librement refuser. Mais cette réalité doit être analysée sans effacer les inégalités économiques structurelles qui continuent de toucher les femmes.


La société machiste ne libère véritablement personne : elle distribue simplement les contraintes différemment. La question n’est donc plus de savoir qui souffre le plus, mais pourquoi l’argent, la responsabilité et la valeur sociale restent encore aussi fortement attachés au sexe de celui ou celle qui les porte.


Bien à vous Cher Maître


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Copie reproduite dans son intégralité, sans correction de fond ni d’orthographe.


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Très cohérent et avec bien de nuances importantes 👌🏾

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