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Copie n° 22 — Estelle Vsk

4 oct.
2 min de lecture

Dernière mise à jour : 6 oct.

Par Estelle Vsk · Challenge de dissertation · Octobre 2026 · 402 mots


« Dans une société machiste pseudo-moderne, l’homme (avec petit h) est une victime de violence économique basée sur le genre qui s’ignore… »

Introduction


On dit souvent que le machisme écrase les femmes. Le sujet renverse la perspective : l'homme serait lui aussi une victime, celle d'une violence économique liée à son genre, et il ne le saurait même pas. Cette violence désigne ici la contrainte matérielle imposée à quelqu'un à cause de son sexe. Peut-on vraiment parler de victime, ou l'homme est-il pris au piège d'un système qu'il a lui-même longtemps profité d'entretenir ? Nous verrons d'abord que l'homme porte une charge économique réelle et mal perçue, ensuite que cette charge est le revers du machisme et non son contraire, enfin que la sortie passe par le partage des rôles.


L'homme est attendu au guichet. Dot, loyer, factures, scolarité, sorties : on lui demande de payer, et de payer en premier. S'il n'y arrive pas, il perd son statut, le respect de son entourage, parfois son foyer. Pourtant, il ne se plaint presque jamais. On lui a appris très tôt que porter la charge prouve sa valeur d'homme. Le fardeau passe pour un honneur, et c'est ce qui le rend invisible. Cette violence s'ignore parce qu'elle est déguisée en vertu.


Le même système qui donne à l'homme l'autorité lui impose l'obligation de payer. Autorité et dépense vont ensemble. Or, dans cette société, la femme reste en première ligne : accès limité à l'héritage, au crédit, aux postes de décision, écarts de salaire, travail domestique non rémunéré. Dire que l'homme est victime sans nuance efface cette asymétrie. De plus, le mot « violence » suppose un agresseur. Ici, personne ne frappe personne. Il s'agit d'une contrainte sociale partagée, où chacun subit un rôle qu'il n'a pas choisi. L'homme souffre donc d'un coût du machisme, pas d'une oppression comparable à celle qu'il fait peser sur les femmes.


Si les deux sexes sont enfermés, la solution n'est pas de se disputer le titre de victime. Elle est de défaire les rôles. Que la femme accède à l'argent, au crédit, au pouvoir. Que l'homme soit libre de ne pas tout porter, de demander de l'aide, d'échouer sans honte. Charges et pouvoirs doivent aller ensemble, et se partager ensemble.


Conclusion


Le sujet contient donc une part de vérité : l'homme subit bien une pression économique liée à son genre, souvent sans la voir. Mais il s'agit moins d'une violence dont il serait victime que d'une prison que le machisme construit pour tout le monde. C'est ce système qu'il faut combattre, pas l'autre sexe.


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Copie reproduite dans son intégralité, sans correction de fond ni d’orthographe.


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