top of page

Copie n° 18 — Fréjus Boko

4 oct.
4 min de lecture

Dernière mise à jour : 6 oct.

Par Fréjus Boko · Challenge de dissertation · Octobre 2026 · 1 004 mots


« Dans une société machiste pseudo-moderne, l’homme (avec petit h) est une victime de violence économique basée sur le genre qui s’ignore… »

Sujet : « Dans une société machiste pseudo-moderne, l'homme (avec petit h) est une victime de violence économique basée sur le genre qui s'ignore… »


Introduction


Dans de nombreuses sociétés contemporaines, les questions liées aux rapports entre les hommes et les femmes sont souvent abordées sous l’angle des violences faites aux femmes. Pourtant, les normes sociales et économiques peuvent également imposer aux hommes des obligations qui les exposent à différentes formes de pression et de violence. Dans une société que l’on peut qualifier de machiste pseudo-moderne, certaines valeurs traditionnelles continuent de s’imposer malgré les apparences de modernité. L’homme est alors souvent considéré comme celui qui doit travailler, subvenir aux besoins de sa famille, payer les dépenses et assurer la sécurité matérielle de ses proches. Il peut ainsi devenir, sans toujours en avoir conscience, victime d’une violence économique fondée sur le genre. Dès lors, peut-on réellement considérer l’homme comme une victime de violence économique liée à son sexe, alors qu’il est traditionnellement présenté comme le principal bénéficiaire du système patriarcal ? Et pourquoi cette violence reste-t-elle souvent ignorée ?


Nous montrerons d’abord que les normes sociales imposent à l’homme de lourdes responsabilités économiques, avant d’examiner les conséquences de cette pression sur sa vie et, enfin, de proposer une conception plus équilibrée des responsabilités entre les sexes.


Corps du devoir


I. L’homme soumis à de fortes obligations économiques en raison de son genre


Dans beaucoup de sociétés, l’homme est encore considéré comme le chef de famille et le principal responsable de sa prise en charge financière. Dès son enfance, on lui apprend souvent qu’un « vrai homme » doit être fort, indépendant et capable de subvenir aux besoins de sa famille. Cette éducation crée une obligation sociale de réussite économique.


Ainsi, lorsqu’un homme devient adulte, il peut être attendu de lui qu’il trouve rapidement un emploi, qu’il paie le logement, la nourriture, les études des enfants, les soins de santé et parfois même qu’il aide financièrement sa famille élargie. Dans certaines cultures, le mariage lui impose également une importante responsabilité financière à travers les dépenses liées à la cérémonie, à l’installation du couple et à l’entretien du foyer.


Cette situation peut devenir particulièrement difficile lorsque l’homme est sans emploi ou dispose de faibles revenus. Au lieu de recevoir de la compréhension, il peut être considéré comme irresponsable, incapable ou « pas assez homme ». La pression économique devient alors une pression liée directement à son identité masculine.


II. Une violence économique souvent invisible et ignorée


Cette forme de violence est difficile à reconnaître parce qu’elle ne ressemble pas toujours à une violence classique. Il ne s’agit pas nécessairement de coups ou de menaces. Elle peut prendre la forme d’une pression permanente, d’une exploitation financière ou d’attentes économiques excessives.


Par exemple, un homme peut travailler pendant de longues heures pour satisfaire les besoins de sa famille, tout en sacrifiant son repos, ses loisirs, ses projets personnels et parfois même sa santé. Il peut également être obligé de s’endetter pour maintenir une certaine image sociale : payer les dépenses familiales, aider les parents, financer les études des frères et sœurs ou répondre aux exigences de son entourage.


Le problème est que l’homme est rarement encouragé à reconnaître cette souffrance. Dire « je n’en peux plus financièrement » peut être interprété comme un signe de faiblesse. Il préfère donc parfois garder le silence. C’est en ce sens qu’il peut être qualifié de victime qui s’ignore : il subit une pression réelle, mais il la considère comme une obligation normale liée au fait d’être un homme. Cependant, il serait injuste d’utiliser cette réalité pour nier ou minimiser les violences économiques que subissent les femmes. Dans de nombreux contextes, les femmes restent davantage exposées à la dépendance financière, aux inégalités salariales, à l’exclusion de certaines opportunités professionnelles et au contrôle de leurs ressources. Le véritable problème réside donc dans un système de rôles rigides qui enferme aussi bien les hommes que les femmes.


III. Vers une nouvelle conception des responsabilités économiques


Pour réduire cette violence, il est nécessaire de remettre en question l’idée selon laquelle l’homme doit être l’unique pourvoyeur de ressources dans la famille. Une famille moderne devrait être fondée sur la coopération et le partage des responsabilités selon les capacités de chacun.


L’homme doit pouvoir demander de l’aide sans être considéré comme faible. La femme doit également pouvoir participer pleinement à la vie économique du foyer sans que cela soit perçu comme une menace pour l’autorité masculine. Les deux partenaires devraient pouvoir travailler, gérer leurs revenus, participer aux dépenses et prendre ensemble les décisions financières.


L’éducation joue également un rôle essentiel. Dès l’enfance, il faut apprendre aux garçons comme aux filles que la valeur d’une personne ne dépend pas uniquement de sa capacité à gagner de l’argent. Un homme sans emploi n’est pas nécessairement un homme incapable, tout comme une femme qui gagne moins n’est pas moins importante dans le foyer.


La véritable modernité ne consiste donc pas seulement à utiliser les nouvelles technologies ou à adopter des modes de vie modernes. Elle consiste aussi à faire évoluer les mentalités et les rapports entre les sexes.


Conclusion


En définitive, dans une société machiste pseudo-moderne, l’homme peut effectivement être victime d’une forme de violence économique liée à son genre. Dès son plus jeune âge, il peut être enfermé dans le rôle du pourvoyeur, du protecteur et de celui qui doit toujours être financièrement fort. Cette pression, souvent banalisée, peut entraîner stress, endettement, frustration, sacrifice personnel et sentiment d’échec.


Cependant, reconnaître les difficultés économiques vécues par les hommes ne signifie pas nier celles subies par les femmes. Il ne s’agit pas de déterminer quel sexe est le plus victime, mais de déconstruire les rôles qui imposent aux individus des obligations uniquement en fonction de leur genre.


Une société véritablement moderne devrait donc remplacer la logique du « l’homme doit tout payer » par celle du partage, de la solidarité et de la responsabilité commune. Ainsi, hommes et femmes pourraient construire des relations plus justes, dans lesquelles chacun contribue selon ses possibilités et où personne n’a honte de demander de l’aide.


—


Copie reproduite dans son intégralité, sans correction de fond ni d’orthographe.


Commentaires

Noté 0 étoile sur 5.
Pas encore de note

Les commentaires sur ce post ne sont plus acceptés. Contactez le propriétaire pour plus d'informations.
bottom of page