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Copie n° 16 — John Frumencio Todedjrapou

4 oct.
3 min de lecture

Dernière mise à jour : 6 oct.

Par John Frumencio Todedjrapou · Challenge de dissertation · Octobre 2026 · 685 mots


« Dans une société machiste pseudo-moderne, l’homme (avec petit h) est une victime de violence économique basée sur le genre qui s’ignore… »

Voici un plan de dissertation complet pour ce sujet très actuel :


Sujet : « Dans une société machiste pseudo-moderne, l'homme (avec petit h) est une victime de violence économique basée sur le genre qui s'ignore… »


INTRODUCTION


Le machisme est toujours présenté comme un système qui opprime les femmes au profit des hommes. C'est vrai, mais incomplet. Dans sa version pseudo-moderne, c'est-à-dire une société qui a gardé les codes traditionnels de l'homme-pourvoyeur tout en adoptant le discours de l'égalité et de la consommation moderne, l'homme devient à son tour prisonnier. On parle de violence économique basée sur le genre subie par les hommes : l'obligation d'être celui qui paie, qui assure, qui réussit financièrement, sous peine de perdre sa valeur d'homme.


Problématique : En quoi le maintien des injonctions machistes dans une société de consommation fait-il de l'homme une victime économique qui ne se reconnaît pas comme telle ?


I. L'HOMME (avec petit h) : LE PIÈGE DU POURVOYEUR DANS UNE SOCIÉTÉ PSEUDO-MODERNE


C'est la base du machisme : l'homme se définit par sa capacité à subvenir.


a) Le prix à payer pour être un "vrai homme"


– Loyer, factures, scolarité des enfants, sorties, dot, cérémonies, voiture... Dans beaucoup de couples, même quand madame travaille, c'est à monsieur de "gérer".


– La phrase assassine : "Si tu ne peux pas t'occuper d'une femme, ne te mets pas en couple". – Conséquence : L'homme n'a pas le droit à l'échec financier. Un homme au chômage perd son statut d'homme, pas seulement son emploi.


b) La pseudo-modernité qui aggrave tout


Avant, on demandait à l'homme d'être paysan et courageux. Aujourd'hui, on lui demande d'être riche, beau, moderne, avec iPhone dernier cri, tout en restant le chef traditionnel. Il doit financer le modèle moderne (resto, voyage, lifestyle Instagram) avec un salaire traditionnel. C'est intenable. II. UNE VIOLENCE ÉCONOMIQUE INVISIBLE CAR NORMALISÉE


La violence économique, c'est quand on utilise l'argent comme moyen de pression ou d'exploitation. Quand elle touche les hommes, on ne la nomme pas.


a) Les formes de cette violence


– Le chantage affectif : "Tu ne m'aimes pas si tu ne paies pas".


– L'exploitation par le statut : On aime son portefeuille plus que sa personne. S'il ne peut plus payer, il est quitté, moqué : "un vaurien".


– L'interdiction de se plaindre : Un homme qui dit "je n'en peux plus financièrement" est traité de pingre, de faible. La société lui répond : "C'est ton rôle".


b) Pourquoi on ne la voit pas


Parce que le machisme a appris à l'homme que souffrir en silence, c'est être fort. Se plaindre, c'est être une femme. Donc il encaisse, fait des crédits, fait 2 boulots, vole parfois, pour maintenir l'image. III. LA VICTIME QUI S'IGNORE : L'ALIÉNATION DU PETIT h


C'est le cœur du sujet. Il est victime mais il est complice de son propre piège.


a) Il s'ignore parce qu'il a intégré le discours du dominant


Il pense que c'est normal. Il est fier de dire "c'est moi qui nourris ma famille". Cette fierté cache son épuisement. Il confond exploitation et honneur. C'est ce qu'on appelle en sociologie l'habitus. b) Les conséquences de cette cécité


– Burn-out, AVC précoce, mort plus tôt que les femmes.


– Fuite dans l'alcool, l'infidélité, l'abandon familial.


– Incapacité à construire une vraie solidarité avec les femmes, car il les voit comme des charges financières et non comme des partenaires.


CONCLUSION


Oui, dans une société machiste pseudo-moderne, l'homme est victime d'une violence économique basée sur le genre. On attend de lui qu'il soit un distributeur automatique de billets avec un cœur. Mais cette victimisation ne doit pas servir à nier celle des femmes. Elle doit au contraire montrer que le machisme est un système perdant-perdant : il enferme la femme dans la dépendance et l'homme dans la pression de la performance.


La solution n'est pas de dire "les hommes souffrent plus", mais de passer du modèle du pourvoyeur unique au modèle du partenariat économique réel, où on partage les charges, les ambitions et les vulnérabilités. Il faut que l'homme (avec petit h) accepte de devenir Homme (avec grand H) : un humain qui a le droit de dire "je ne peux pas payer ce mois-ci".


—


Copie reproduite dans son intégralité, sans correction de fond ni d’orthographe.


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